Pensées navigantes à vues...
- Sam Moore
- 11 avr. 2016
- 1 min de lecture
Je pense aux haïkus de jardin, un peu comme des sculptures éparses venues des alentours et qui se retrouveraient dans le jardin à la nuit tombée pour discuter de demain. Au début, les messages apparaissent cryptés puis de plus en plus agités. Au bout de plusieurs retrouvailles, des groupes se forment et se déforment, une résistance s’organise.
Les haïkus de jardin sont partout et nulle part, souvent invisibles mais toujours en état de veille. Leurs empreintes nous relèvent face à l’atonie générale qu’on voudrait nous faire avaler. Aux paradis fiscaux s’ouvrent des dérivés qui cachent d’autres paradis. Une actualité cache une autre actualité.
Toponymie de l’ouest,
…les noms des villes sont ville en fin,
Sur la route, s’affiche Hue Antonio, Antonio Hue n’a probablement rien à voir avec Robert et encore moins avec Jean-Charles mais j’y pense quand même comme une avancée dans le triangle des absurdités.
Flair,
Le nez de Jobourg donne au raz Blanchard son courant électrique.
Le carrefour des vergers par où coule le petit ruisseau.
Sur la chaussée Marcel et Jacques s’asseyaient sur un banc.
plouf plouf
Un arbre planté la tête en bas.
Today,
Je m’essayais, poursuivant les haïkus de jardin,
Et la délaissée
tendit sa chaise
un oiseau murmure assis
Les pensées navigantes à vues de Sam Moore avec Haïku - 11 avril 2016
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